Vivre des expériences uniques dans la région des Lacs et ses environs

 

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La rivière Futaleufú naît dans la province de Chubut, en Patagonie argentine. Son nom devient Río Grande lorsqu’elle passe la frontière chilienne et Río Yelcho lorsqu’elle traverse la région des Lacs. Cette région est située à environ 700 km au sud de Santiago, entre le Bío-Bío et Puerto Montt. Elle a de quoi émerveiller les assoiffés de paysages fantastiques et les amoureux de grands espaces, grâce à ses prairies, ses volcans aux pics enneigés et ses reliefs pointus, sans oublier le Río Futaleufú. Avec son eau bleue limpide, Río Futaleufú compte parmi les sites de rafting les plus appréciés. Même si elle est connue pour son exigence, la rivière ne réclame aucune expérience en radelage puisqu’elle offre des passages de niveau 3 aux moins audacieux et des niveaux plus élevés, 4 et 5, aux amateurs de sensations fortes. Ceux qui n’osent pas défié les rapides se contenteront de balades à cheval ou de randonnées sur les sentiers qui longent le cours d’eau.

L’Auricanie, un coin de paradis des Indiens mapuches

L’Auricanie est entourée par la région du Bío-Bío au nord et par la région des Lacs au sud. Ce coin de Chili est le fief des Indiens mapuches qui, durant les beaux jours, se regroupent pour descendre la rivière Futaleufú en bateau. Depuis toujours, leur passe-temps favori est la pêche à la truite, mais c’est juste pour le plaisir, puisqu’ils relâchent leurs proies aussitôt qu’elles sont prises à l’hameçon. En mapudungun, langue locale, Auricanie signifie « eau de Temu », le Temu étant une plante vertueuse que les natifs utilisent pour se soigner. Cette contrée paisible suscite l’envie de faire des voyages Chili, surtout ceux à la recherche d’un bout de monde encore intact et farouche. Le peuple de cette contrée sauvage se réunit chaque 1er août pour remercier la Pachamama, la « Madre Tierra », c’est-à-dire la Terre-Mère. Les Indiens prient pour que cette divinité prenne soin d’eux et leur apporte de l’eau et de bonnes récoltes. Durant l’acte religieux, les croyants se purifient et s’engagent à prendre soin de la terre et de lui rendre hommage.

Réserve nationale de Malalcahuello en terre mapuche

Après un séjour paisible chez les Indiens, les vacanciers verront se dessiner un paysage de torrents, de désert de laves et de vastes vallées dominées par le volcan Lonquimay, de 2 865 m d’altitude. Toutes ces merveilles cohabitent avec la réserve nationale de Malalcahuello. Dans le parc, les visiteurs ont droit à 67 km de sentiers de trekking balisés, qu’ils réaliseront en 2 à 4 h de trotte. En cours de chemin, ils observeront la flore, la faune, ainsi que les fabuleuses formations géologiques, y compris des dykes qui sont des filons de roches recoupant les autres. L’un de ces parcours de trek s’est formé lors de l’éruption volcanique du 25 décembre 1988 : le « cratère de la Nativité ». Niché au flanc du volcan Lonquimay, ce sommet est joignable en moins de 2 h de grimpette. Enfin, la réserve renferme l’une des stations de sports d’hiver les plus prisées du monde entier : Corralco, lieu de rendez-vous annuel de toutes les équipes olympiques de l’univers, venues pour skier.